À Bordeaux pour « Les imaginaires du savoir »

Deuxième labo était à Bordeaux ce vendredi pour une journée d’ateliers « Les imaginaires du savoir », organisée par Cap Sciences et consacrée au transmédia comme outil pour impliquer les jeunes de 15 à 25 ans dans la vie publique. Le transmédia, croisement entre le multimédia, le jeu vidéo, le web, le cinéma, les séries télé, le marketing… consiste à utiliser différents supports pour raconter une histoire ou construire un jeu, à différents moments de la journée et en renouvelant les modalités d’interaction des spectateurs / joueurs entre eux et avec l’histoire.

Pendant cette journée, nous avons intégré un dispositif d’animation conçu par Julien Dorra et animé 2 des 8 ateliers, aux côtés de Stéphanie Bacquere (Nod-A), Antoine Chotard (AEC)… Chacun de nos deux projets a abouti à un prototype filmé.

Les participants aux ateliers assistent à la projection de leurs prototypes vidéo

Les participants aux ateliers assistent à la projection de leurs prototypes vidéo

Elifsu a essayé au mieux d’amener un groupe très hétérogène de 6 personnes (3 étudiants de l’école de management BEM, 1 chargé de médiation numérique et 1 chargé  de l’ingénierie et des projets innovants à Cap Sciences, et une coach en créativité), à préciser et développer leur projet de jeu vidéo ayant pour objectif de faire connaître la culture du vin (paysages, dégustation, production, etc.) aux jeunes de 15 à 18 ans : « Born to be wine ». Il s’agissait de :

  • les aider à passer du flou “utilisateurs de 15-18 ans” à des personas
  • détailler l’intrigue et les émotions qu’on veut faire vivre aux joueurs, les héros
  • anticiper ce qui peut faire abandonner le jeu et l’éviter
  • trouver comment rendre le jeu attractif et fidéliser les utilisateurs
  • concevoir les objets et supports transmédia (console, web, etc.)
  • évoquer les partenariats possibles, qu’ils soient économiques ou de contenu.

Antoine, de son côté, a coaché un projet de « gamification » des initiatives locales à l’échelle d’un territoire rural, incitant les jeunes de 15 à 18 ans de plusieurs communes et communautés de communes à s’engager dans le plus d’initiatives collectives possibles et d’y rassembler le plus de monde ; après chaque tour de jeu (par exemple après 6 mois), le Conseil général offre au village ayant accumulé le plus de points un événement culturel inédit (concert, exposition…). Ce projet nommé « Fun Contest » vise à revaloriser et dynamiser ces territoires pour donner envie aux jeunes de revenir y chercher du travail après leurs études.

Quelques dessins ayant servi au prototype du projet Fun Contest

Quelques dessins ayant servi au prototype du projet Fun Contest

Notre travail d’animation a aussi consisté à tenir les délais (4h au total pour passer de l’idée au prototype vidéo), tout en forçant les équipes à faire des pauses. Même avec de l’expérience, il est toujours délicat de se positionner en accoucheur, d’accompagner le groupe tout en ne bridant pas sa créativité. La carte conçue par Julien Dorra a été un bon support pendant toute cette phase de développement, et a clairement aidé à poser les idées, sans oublier aucun aspect.

Représentation d'un projet transmédia, outil de créativité imaginé par Julien Dorra

Représentation d'un projet transmédia, outil de créativité imaginé par Julien Dorra

L’expérience a été rendue très riche et couronnée de succès grâce notamment à l’implication des participants — qu’ils soient étudiants de l’école de management BEM (Parcours industrie créative) ou professionnels (BXF Conseil, Agence Scarabée, Médias-cité, Centre Culturel et Touristique du Vin, Faeria, Cap Sciences, Aquitaine Developpement Innovation, Once Upon, Atout D…).

L’ensemble de la journée est relaté dans ce Storify, produit en temps réel par l’équipe des journalistes de Cap Sciences et Knowtex. Les vidéos des prototypes devraient être bientôt en ligne. Et il est encore temps de retrouver les tweets émis à cette occasion avec le hashtag #ecocrea ! 

 

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#fixtwitter

Quels outils pourraient nous aider à améliorer notre usage de Twitter ? Deuxième Labo a voulu répondre à cette question en organisant une soirée de brainstorming en collaboration avec Célya Gruson-Daniel (MyScienceWork), qui s’est tenue au Tank le 22 février dernier.

Twitter, c’est un peu notre terrain d’observation, un écosystème d’innovation collective et d’expérimentation, qui transforme et joue avec les codes habituels de la conversation et de l’échange. Nous avons d’ailleurs déniché Coralie sur Twitter et recruté ainsi notre première salariée. Comme le dit si bien Sophie Mahéo : « Twitter c’est travailler » !

Twitter c'est travailler

Twitter c'est travailler

C’est pourquoi, quand Célya est venue nous trouver pour parler de questions qu’elle se posait sur Twitter, nous avons fait une contre-proposition : pourquoi ne pas inviter quelques amis et essayer de déblayer plus largement le terrain tous ensemble ? A partir de là, tout est allé très vite. Antoine a trouvé le nom #FixTwitter, Elifsu a regroupé les questions en 3 catégories (les stats, les archives, les visualisations), Coralie s’est occupée de la logistique au Tank et chacun a proposé des noms de participants créatifs susceptibles d’être intéressés.

À la façon d’un barcamp, nous avons invité des développeurs, des enseignants, des community managers et responsables de communication numérique, des entrepreneurs du web et des professionnels de l’information (bibliothécaire) pour chercher ensemble des solutions et des outils adaptés à nos besoins.

Nous avions prévu un planning serré, où les participants devaient d’abord soumettre les problèmes qu’ils rencontrent sur Twitter pour que nous puissions les confronter ensuite aux solutions approuvées par les uns et les autres. Mais très vite, le mot “besoin” s’est substitué à celui de “problème” et les solutions possibles fusaient à chaque énoncé d’un nouveau besoin. Un véritable échange de bonnes pratiques s’initiait entre les participants.

Nous avions ensuite envisagé de regrouper et hiérarchiser les problèmes orphelins pour s’attaquer, dans l’ordre, aux problèmes les plus pressants. Une petite réflexion en petits groupes et le tour était joué : on aurait eu notre “whishlist” à destination des développeurs de logiciel libre. Ou, pour reprendre l’expression de Silvère Mercier : « notre liste au Twittnoël » !

Notre liste au Twittnoël

Une liste au Twittnoël…

Finalement, un besoin a très vite fait consensus, et c’est tout naturellement que nous avons commencé à échanger sur notre compréhension de celui-ci et essayé de s’y attaquer : comment produire des « objets de sortie », permettant de figer et analyser ce qui s’est dit par exemple lors d’une conférence ou un événement ?

Mais l’heure tournait, et il était déjà temps de conclure notre soirée. Lors de la session suivante, avec quelques participants en plus et en moins, nous avons décidé de mener une expérimentation grandeur nature avec le hashtag #jdp117 (moins utilisé que #fixtwitter). Nous nous sommes également attardés sur le problème de l’archivage et du stockage des tweets, indispensable prélude à l’exploitation et l’analyse d’un corpus de tweets. Petit à petit, ces sessions de travail prennent une triple forme :

  • élaboration d’une wishlist à destination des développeurs
  • échange de bonnes pratiques et tuyaux sur l’utilisation avancée de Twitter
  • atelier de codage et d’apprivoisement de l’API Twitter

L’expérience sera reconduite sur plusieurs sessions jusqu’à organiser, si tout se passe comme prévu, une nuit de code à La Cantine pour concevoir ensemble l’ultime application qui, soyons ambitieux, révolutionnera nos usages de Twitter !

En attendant la suite, n’hésitez pas vous aussi à utiliser le hashtag #jdp117 pour nous faire part de vos idées et de vos frustrations ! Notre OuTwiPo, ouvroir de twitterologie potentielle, est ouvert à toutes les bonnes volontés :-)

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Parution sur Infos Sciences Aquitaine

Depuis que le tiers de Deuxième labo (c’est-à-dire Antoine) s’est installé à Bordeaux pendant l’été 2011, nous essayons d’y creuser notre trou et de nous insérer dans le tissu local de la science et de la technologie. Nos attentes n’ont pas été déçues et nous avons déjà pu faire un beau tour d’horizon, et initier quelques projets qui verront le jour en 2012 et après. Merci donc à tous ceux qui nous ont accordé leur temps et ouvert leur carnet d’adresses !

Conséquence très indirecte de cet essaimage, nous sommes ravis d’avoir rencontré un journaliste d’Infos Sciences Aquitaine qui a tiré le portrait d’Antoine. Extrait :

Cette mission rejoint celle qu’il s’est donné en créant « Deuxième Labo » en 2009 (www.deuxieme-labo.fr). Une société qui compte trois personnes et qui « accompagne tous ceux qui traitent des sciences vers une mise en société de leur savoir et de leur travail. On dit qu’il y a un déficit de connaissances scientifiques dans la société mais l’inverse est également vrai. Notre but est de ramener les scientifiques vers la société. » Pour ce faire, Deuxième Labo propose des actions de conseil, de culture scientifique, des formations [nota : bientôt !] auprès des chercheurs afin de leur « donner des espaces pour se poser des questions ». De faire en sorte que « les scientifiques qui sont de plus en plus spécialisés, puissent aussi mettre une casquette humaniste ». Le challenge économique est « de créer ce marché là, d’autant qu’on est un peu seul ».

Bonne lecture :-)

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Un collectif de citoyens et scientifiques interpelle les candidats à la présidentielle avec l’initiative « Votons pour la science »

Chercheurs, scientifiques, étudiants, journalistes, médiateurs, entrepreneurs, artistes, enseignants ou retraités, préoccupés par la place des sciences dans la société, interpellent cette semaine les candidats à la présidentielle en lançant l’initiative « Votons pour la science » : http://www.votonspourlascience.fr

À l’occasion des « primaires citoyennes », des candidats à la candidature (François Hollande et Arnaud Montebourg) ont accepté de répondre à nos questions et ouvrent le débat : quels seront les axes forts de la campagne politique en matière de science et d’innovation ? D’autres candidats de tous les partis les rejoindront dans les prochaines semaines.

Votons pour la science regroupe des passionnés qui font vivre depuis 2006 le débat scientifique à travers blogs, sites web, comptes Twitter, et rencontres festives à Paris et en région. Forts de cette crédibilité, nous voulons créer des passerelles entre la politique traditionnelle et le web 2.0, où se jouera pour beaucoup la campagne présidentielle.

Pour que l’échéance de 2012 et le mandat qui suivra soient une période de coopération fructueuse entre sciences et politique, Votons pour la science a jugé important de comprendre comment chaque candidat appréhende les questions scientifiques, et comment il ou elle se positionne sur les thématiques suivantes :

  • énergie
  • éducation scientifique
  • régulation des technologies et organisation de l’expertise
  • innovation.

Il a fallu du temps pour que s’ancre vraiment l’idée que la science était un enjeu politique. Autrefois synonyme de certitude et d’infaillibilité, la science s’est peu à peu complexifiée durant les dernières décennies. Les crises sanitaires, les accidents industriels, les questions de bioéthiques ont installé l’idée de risque à côté de celle de progrès scientifique. La recherche devient plus difficile à appréhender, et dans le même temps la prise de parole du grand public se fait pressante et exige information et transparence. C’est aujourd’hui un devoir des politiques que d’y répondre.

Votons pour la science, opération unique en France, s’inscrit dans une prise de conscience et une mobilisation internationale des blogueurs de science initiée aux États-Unis (élection présidentielle de 2008) puis au Canada (élection fédérale de mai 2011). Son objectif : en 2012 parlons d’avenir, parlons de science.

Votons pour la science est un projet du C@fé des sciences (communauté de blogs de science en français) et de Deuxième labo (catalyseur de projets science-société), réalisé en collaboration avec Volta (studio de création web), Sciences et démocratie (site de débats sur les enjeux des technologies et des sciences) et d’anciens étudiants du double cursus sciences et sciences sociales (UPMC – Sciences Po).

Retrouvez le communiqué de presse en ligne.

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Notre actualité de la semaine prochaine

La semaine prochaine, l’équipe de Deuxième labo se donnera à fond pour trois journées qui s’annoncent exceptionnelles.

Journée « Médiation culturelle des sciences sur le web »

Le 15 mars, Célya et Antoine seront à Lyon pour la Journée d’étude et d’échanges d’expériences « Médiation culturelle des sciences sur le web ». Celle-ci est organisée par le service Science et Société de l’Université de Lyon, en partenariat avec les Interacteurs (réseau d’acteurs de la culture scientifique sur Internet dont fait partie Antoine). Intervenant dans la table-ronde « Agrégation », j’y parlerai de l’expérience du C@fé des sciences (agrégeant à l’échelle du blog) d’OwniSciences (qui s’intéresse à des billets précis), et d’ArtScienceFactory (qui a confié son travail de curation aux mains expertes de Jean-Michel Frodon).

Pour conclure cette journée, nous avons mis un soin particulier dans l’organisation d’une soirée conviviale sur le principe de l’évènement « Culture scientifique, culture numérique, le Grand Mix », qui s’est déroulé en novembre à La Cantine (Paris). Cette soirée permettra notamment à 7 porteurs de projets de présenter leurs initiatives alliant culture scientifique et culture numérique.

Journée “Avantages et limites d’un dépôt national de données biologiques”

Le lendemain, mercredi 16 mars, le GdR 2647 STIC-Santé CNRS/Inserm organisera sa Journée thématique “Avantages et limites d’un dépôt national de données biologiques” au Campus des Cordeliers, Paris. Antoine interviendra pour présenter les enjeux et les bonnes (et mauvaises pratiques) du dépôt au partage de données. Au centre des discussions il y aura le dépôt de données pour la biologie multi-omique SIDR, lancé à l’initiative de l’Institut des Sciences Biologiques (INSB) du CNRS et réalisé à l’Institut de l’Information Scientifique et Technique (INIST).

Apéro sciences & web

Le 17 mars, troisième jeudi du mois, aura lieu l’apéro sciences & web à partir de 19h au bistrot Les Colonnes (2e arrdt). Elifsu, qui vient d’intégrer l’équipe organisatrice, vous y accueillera aux côtés du C@fé des sciences, Knowtex, Pris(m)e de tête, Science et démocratie, Recherche en cours et OWNIsciences. La soirée est ouverte à tous les amateurs de science sur le web, venez nombreux !

Partenaires apéro sciences & web

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Apéro sciences & web mardi 18 janvier

Après avoir contribué à l’organisation du grand mix « culture scientifique, culture numérique » en novembre dernier, Deuxième labo se fait le relais d’une nouvelle initiative née à la rencontre de communautés en ligne d’amateurs de science : les apéros sciences & web.

Le premier du genre aura lieu à Paris ce mardi, avec C@fé des sciences, Pris(m)e de Tête, Science et Démocratie, OwniSciences, Recherche en cours et Knowtex. Venez nombreux (et vous pourrez rencontrer Elifsu, co-fondatrice de Deuxième labo, Antoine étant malheureusement retenu à l’étranger) !

Apéro sciences & web

Informations pratiques :

Date : le 18 janvier, à partir de 19h
Lieu : bistrot Les Colonnes, 4 Bis Rue Quatre Septembre 75002 Paris
M° Bourse, 4 Septembre ou Richelieu-Drouot
Voir sur Google Maps

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Merci !

L’année 2010, deuxième année pour Deuxième labo (!!), aura été riche en projets. La plupart sont décrits dans notre nouveau portfolio : animation scientifique et web du programme REPERE (Ministère du développement durable), rédaction de contenu pour le nouveau site de Cellectis, animation du site communautaire ArtScienceFactory (Communauté d’agglomération du plateau de Saclay, S[cube] et Centre André Malraux de Sarajevo), co-écriture d’un ouvrage grand public sur l’agriculture (groupe Traces et éditions Cavalier bleu), co-organisation d’une soirée de rencontre entre culture scientifique et culture numérique à la Cantine (avec le C@fé des sciences et coll.), animation du groupe de réflexion les Interacteurs (avec Umaps), co-organisation d’un colloque international sur le gouvernement des carcinogènes, mutagènes et reprotoxiques (Université de Strasbourg) et supervision logistique d’un autre colloque sur la morphogenèse dans les systèmes vivants (CNRS)…

Cette année, nous avons également tutoré deux stagiaires du master SACIM à l’Université Versailles-Saint-Quentin pour approfondir notre atelier sur l’ornithorynque, conçu en 2009 à l’occasion du festival Paris-Montagne. Merci à Audrey et Julia pour leur travail ! Et depuis septembre, nous accueillons à mi-temps une jeune et dynamique étudiante du magister Sciences et techniques dans la société au CNAM. Célya, bienvenue !

L’année aura été riche d’autres rencontres. Pour fêter notre premier anniversaire, nous avions invité au 61 nos plus fidèles amis, clients et collaborateurs — de tous les âges et tous les horizons. Depuis, nous travaillons de plus en plus aux interfaces, avec des sociologues, des designers, des journalistes, des informaticiens, des photographes…

Pour 2011, d’autres opportunités nous tendent déjà les bras. Nous sommes sollicités pour quelques actions culturelles autour du patrimoine scientifique, nous allons concevoir des actions innovantes de culture scientifique et nous proposerons un service web de notre cru qui devrait faire parler de lui (et qui a déjà été présenté lors du Carrefour des possibles spéciale journalisme à Strasbourg). Autant vous dire que nous avons hâte !

Enfin, nous allons refondre notre site web, en utilisant l’outil Indexhibit. Si des développeurs web de passage sont familiers avec cet outil, qu’il nous fassent signe et nous serons ravis de discuter avec eux !

Meilleurs vœux à tous,

Elifsu et Antoine

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Lancement d’ArtScienceFactory

Vendredi 15 octobre 2010 : en direct du synchrotron SOLEIL est présenté le site ArtScienceFactory.fr, avec ce mot d’ordre : « Artistes, scientifiques, citoyens, explorent de nouveaux champs créatifs ». Cette aventure s’était déjà engagée il y a quelques semaines avec une intervention du paysagiste Gilles Clément sur le plateau de Saclay. Mais faisons un petit retour en arrière…

Janvier-février 2010 : de coup de fil en réunion, s’ébauche un projet à base d’art, de science, d’innovation et de territoire. Sous l’impulsion de la Communauté d’agglomération du plateau de Saclay, de l’association locale de culture scientifique S[cube] et du Centre André Malraux de Sarajevo. Un des chefs d’orchestre de cette opération est Jean-Michel Frodon, écrivain et critique de cinéma, ancien rédacteur en chef des Cahiers du cinéma et désormais rédacteur en chef d’ArtScienceFactory.fr ! Autour de la notion de « geste créatif », nous avons finalement choisi d’explorer l’idée d’un dialogue entre artistes, scientifiques et citoyens, grâce à des temps forts sur le plateau de Saclay et ailleurs (l’intervention de Gilles Clément en est un, on peut citer également des ateliers de découverte et de création auprès des communautés locales) et une plateforme web : ArtScienceFactory.fr

Sur ce site, des œuvres et travaux nés sous le signe de la recherche au sens large (recherche créative dans tous les domaines artistiques, recherche savante dans tous champs scientifiques, recherche de meilleures conditions de vivre ensemble) seront exposés et offerts au téléchargement (sous licence Creative Commons) pour que les internautes s’en emparent et interviennent dessus (« remix »). Le pari fort de ce processus est que toutes les contributions sont mises au même niveau, les artistes renommés (comme Nicolas Philibert) côtoyant de plus jeunes artistes (comme Mathias Théry) et des inconnus (vous et moi). La création artistique est aussi mise au même niveau que la création scientifique et ce sera l’occasion de questionner leurs ressemblances et leurs différences dans un bouillonnement intellectuel que l’on espère agité.

Premier exemple concret : le cinéaste Nicolas Philibert (Être et avoir) nous a confié certains plans tournés pour son dernier film, Nénette. Le film porte le nom de son personnage principal, la femelle orang-outang qui est la plus vieille pensionnaire du zoo du Jardin des plantes à Paris. Nicolas Philibert a longuement enregistré Nénette telle qu’elle est visible pour tous les visiteurs du zoo, il a aussi enregistré les réactions de ceux-ci, et les témoignages de ceux qui s’occupent, parfois depuis très longtemps, de cette illustre pensionnaire.

Aujourd’hui, il est offert à chacun aujourd’hui d’intervenir sur ces images et ces sons, pour continuer la rencontre avec Nénette et les innombrables questions que, silencieusement, elle nous pose. Pour ma part, j’ai souhaité faire parler Nénette et interroger le statut de « l’animal de zoo » (selon les réflexions de l’article de Garry Marvin, « L’animal de zoo » , paru dans la revue Techniques & Culture en 2008).

Ce projet polymorphe est donc bien parti pour s’ancrer durablement dans le paysage des expériences mêlant art-science, avec une feuille de route très ouverte qui devrait nous réserver quelques surprises ! En attendant, vous pouvez déjà parcourir et contribuer à ArtScienceFactory.fr ou nous retrouver sur Facebook et sur Twitter.

Pour aller plus loin :

Elifsu et Antoine

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Parution : « Vers une agriculture choisie »

Nous sommes fiers d’annoncer la parution de l’ouvrage « Vers une agriculture choisie » aux Éditions Cavalier bleu (coll. « Idées reçues Grand angle »). Le livre est signé par Richard-Emmanuel Eastes, du groupe Traces, avec la collaboration de Deuxième labo. Nous sommes en effet intervenus comme consultants dans la rédaction du livre, apportant idées, angles d’attaque et documentation. Voici une présentation de l’ouvrage :

Après plusieurs décennies de crises et au cœur des grands enjeux de demain, malmenée et en même temps forte de nouvelles compétences, l’agriculture en est aujourd’hui à l’heure des choix.
Choix technologiques d’abord, avec des possibilités inédites pour les agriculteurs en termes de matériels, de sélection des plantes et de protection des cultures. Choix sociaux ensuite, pour des formes d’agriculture qui soient davantage en accord avec la diversité des valeurs de notre société.
Ces choix nécessitent d’informer, de clarifier, d’apprendre à reconnaître quelles sont les sources crédibles, et, sur cette base, d’échanger et de confronter. Pour que l’agriculture de demain soit choisie et non subie, voulue par tous plutôt qu’imposée par quelques-uns.

Une de nos plus grandes fiertés dans ce travail, c’est d’avoir pu y glisser autant des travaux d’histoire des sciences (Yves Besson, François Hochereau, Gilles Denis), de sociologie (Jocelyn Raude), de géographie rurale (Guy M. Robinson), d’économie (Tancrède Voituriez, Pierre Janin, Stefan Tangermann) ou de démographie (Hervé Le Bras) que d’agronomie (Jean-Marc Meynard, Michel Griffon, Thierry Doré) et de recherche fondamentale (publications tirées du New Phytologist ou de Science) — et quantité d’autres rapports d’institutions nationales ou internationales. Nous espérons donner ainsi des éclairages nouveaux à une question pas si neuve, et distinguer ce livre de la quantité des productions qui l’entourent.

Vers une agriculture choisie

Prix de vente recommandé : 18 € (Amazon / Fnac)

Antoine et Elifsu

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La baisse de qualité des brevets fait la une en Suisse

Francesca Sacco signait hier dans L’Agefi (quotidien Suisse spécialisé en économie, finance et politique) un article sur la baisse de qualité des brevets et l’enlisement d’un système qui fait de moins en moins bien face au dépôt de brevets inutiles voire non conformes (trop long — jusqu’à 8900 revendications ! — ou décrivant volontairement mal l’invention). Avec pour conséquence une inflation de l’information brevet disponible (dans laquelle il va falloir se plonger à chaque recherche d’antériorité et de validité) alors même que le temps passé sur chaque demande par les examinateurs de l’Office européen des brevets a été divisé par deux entre 1992 et 2001.

On tombe ainsi dans un cercle vicieux où la délivrance de brevets de mauvaise qualité augmente la probabilité d’obtenir un brevet, d’où une incitation au dépôt de brevets qui entraîne une augmentation du nombre de demandes de brevets, une surcharge de travail pour les examinateurs donc un examen plus superficiel et encore plus de brevets de mauvaise qualité délivrés. .

Cycle de vie du brevet

Pour écrire son article la journaliste s’est inspiré de mon papier « La qualité des brevets en baisse : à la croisée du droit, de l’économie et de l’innovation« , et elle me cite à plusieurs reprises. Un autre article de la même veine pourrait être publié prochainement dans Le Temps — à suivre ! MàJ 24/07 : l’article en question vient de paraître.

agefi_2010-06-24_jeu_07

Antoine

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