9 juillet 2009 Images d’ornithorynque
J-13 avant l’atelier Paris-Montagne sur l’ornithorynque, nous mettons la dernière main au contenu et à l’iconographie. En effet, nous tenons à ce que chaque carte du jeu de rôle soit illustrée. Après avoir écumé les ressources en ligne, notamment les photothèques des musées australiens, c’était le tour des parutions anciennes et archives papier. Au détour d’une lecture instructive (Harriet Ritvo, 1998. The Platypus and the Mermaid and Other Figments of the Classifying Imagination, Harvard University Press), ce passage attire mon attention :
L’attrait du grand public pour l’ornithorynque, et celui des naturalistes, semblait dépendre plutôt de son étrangeté que de tout autre charme ou utilité positive. (…) Ses spécimens empaillés et son image apparaissaient plus fréquemment en dehors des cercles spécialisés que ceux des animaux exotiques similaires en taille ou en aspect. Parfois il servait à représenter les curieuses préccupations des savants, comme dans l’illustration satirique de Punch intitulée « La Réunion de la société de zoologie » où, savamment étiqueté « Ornithorynchus« , il occupe le premier plan de la table autour de laquelle ces messieurs lettrés sont réunis.
Nous voici donc lancés sur la piste du numéro de 1885 de Punch, cet hebdomadaire satirique britannique dont l’humour sophistiqué et retenu a marqué l’histoire. Or nous avons une chance, celle d’être situés de part et d’autre de la Manche. Après un petit tour à la bibliothèque de l’université d’Edimbourg, j’ai dans les mains un bel ouvrage, relié à l’ancienne.
À l’intérieur, une page de titre sur vieux papier, et un an d’almanach, de dessins satiriques, d’articles en tous genres…
Et la fameuse page tant attendue, avec son dessin autant incongru que l’ornithorynque lui-même.
Elle servira à illustrer un épisode de notre histoire, quand William Haacke, conservateur du South Australian Museum, exhiba un œuf d’ornithorynque (si longtemps recherché !) devant la Royal Society of South Australia d’Adelaïde… alors que la postérité n’a retenu que le nom de William H. Caldwell qui fit son annonce le même jour, mais avait choisi le public ô combien plus prestigieux de la British Association, réuni en assemblée à Montréal !
Mais quand on parle d’images d’ornithorynque, nos visiteurs ont peut être en tête l’album du Père castor « Le Jamais-content » ? Alors ils sont invités à rejoindre le groupe Facebook créé pour célébrer ce monument de l’édition pour naturalistes en herbe !
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