Pendant qu’Elifsu est à Berder (où elle en prend plein les mirettes, sans doute, mais où elle se démène aussi en tant que membre du comité d’organisation !), je commencer à travailler sur un rythme de croisière, beaucoup plus que les premières semaines de mise en place et tâtonnement. Certes, nous n’avons pas encore trouvé de réponse à toutes nos questions (cette aventure est-elle durable ? quelle organisation du travail est la plus satisfaisante et la plus productive à la fois ? quels détails administratifs et comptables faut-il encore régler ?) mais les premiers clients sont là et nos projets mûrissent.
Ainsi, cette semaine se divise entre du temps « facturé » passé sur une recherche bibliographique pour un laboratoire engagé dans un projet ANR, une réponse à donner pour un projet qui pourrait démarrer rapidement, la finalisation de deux projets que l’on va soumettre bientôt à des commanditaires, la réflexion sur un projet de film documentaire qui est encore à un stade très initial mais pour lequel des noms d’intervenants se dégagent sûrement (merci à notre réseau !) et la réflexion « pour le plaisir », sans autre but que la satisfaction intellectuelle.
De cette dernière, je peux dire quelques mots. Il s’agit de développer la critique du film de Mathias Théry que j’avais publiée sur mon blog, en compagnie d’une camarade de jeu du groupe Traces, Hélène. Du coup, je regarde actuellement, par petits bouts (entrecoupés de prises de notes et des autres urgences mentionnées précédemment) le film « Cherche toujours » et ma compagne en profite également.
Au final, j’ai vraiment l’impression d’avoir trouvé un équilibre intéressant. Mais instable. Il faut toujours faire attention à ne pas tratcheler (faire tellement de choses qu’on ne fait rien de concret finalement — c’est du dialecte morbihanais, voire même belle-îlois), à ne pas se laisser envahir non plus, et à se projeter suffisamment dans l’avenir pour pouvoir le préparer.
Antoine