Quand j’ai créé Deuxième labo avec Elifsu, c’était sur la base d’intérêts communs et de compétences distribuées. Je la savais forte en santé publique et épidémiologie, à l’aise en gestion de projet et compétente en compréhension et communication des enjeux de science-société. Elle savait pouvoir compte sur ma connaissance du web et de l’information scientifique sans compter mon penchant naturel vers les questions d’agriculture, d’environnement et de sociologie des sciences.
Mais depuis que nous travaillons ensemble, il y a des centres d’intérêt nouveaux qui émergent et pour lesquels nous convergeons naturellement, autant l’un que l’autre. Le design est de ceux-là : nous vous raconterons dans un prochain billet comment nous sommes venus à nous y intéresser mais toujours est-il que nous nous sommes retrouvés là tous les deux, à un tournant inattendu, qui n’a finalement surpris ni l’un ni l’autre. En effet, j’ai la chance d’avoir eu des parents et un parrain curieux qui m’ont fait découvrir le monde du design assez tôt, aussi bien à la maison (Gaetano Pesce, Philippe Starck, Le Corbusier…) que lors d’expositions et de visites (Charlotte Perriand, Jean Prouvé…). Ce n’est pas pour rien que quand je travaillais à Bâle, je fréquentais régulièrement le Vitra Design Museum, qui exposa quelques un de ces designers et d’autres. Ce n’est pas pour rien non plus que j’ai été abonné pendant une année à la Cité de l’architecture et du patrimoine qui venait d’ouvrir à Paris pour mettre en valeur le travail des urbanistes et architectes d’aujourd’hui.

Votre serviteur en ombre chinoise, devant l'entrée de l'exposition Le Corbusier au Vitra Design Museum
Mais quel rapport avec la recherche ? Vous le saurez bientôt…
Antoine